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Département cardiovasculaire des Cliniques universitaires Saint-Luc Département cardiovasculaire des Cliniques universitaires Saint-Luc

 


 

Conseils - Aspects pratiques


Avoir un infarctus du myocarde n'est pas une fatalité. Les facteurs de risque tels que l'excès de cholestérol,  le diabète, le tabagisme ou l'hypertension artérielle sont modifiables. Si vous décidez de changer votre comportement et de respecter les consignes de traitement et de surveillance, l'ensemble de ses éléments seront déterminants.

La reprise d'une activité physique doit être progressive et toujours sous avis du médecin ou du cardiologue. Privilégiez la marche (environ 30 minutes par jour) ainsi que les sports d'endurance : footing, natation, vélo… L'idéal est de pratiquer régulièrement et modérément. Votre médecin vous conseillera en fonction de votre âge, de votre pratique antérieure, et de vos risques cardiovasculaires.

Sachez que d'autres activités courantes contribuent à lutter contre la sédentarité et à muscler votre cœur pour qu'il soit plus résistant : monter les escaliers à pied, faire vos courses à pied, promener son chien, jardiner, bricoler, faire du ménage, etc.



mise en condition


Après votre hospitalisation, une série de médicaments vous sera prescrite.
Leur objectif: prévenir le risque de récidive. Tous ont démontré leur efficacité mais il vous faut être extrêmement vigilant quant à leur usage. Un traitement pris irrégulièrement est non seulement inefficace mais potentiellement dangereux. Par ailleurs, il ne faut jamais les interrompre sans avis médical.

Si vous voulez ménager votre système cardiovasculaire, il est essentiel de ne pas fumer. Si ce n'est pas encore fait, arrêtez ! Cela en vaut la peine, même pour les fumeurs de longue date : en effet, le risque diminue progressivement dès l'arrêt du tabagisme.

La gestion de son stress
L'épreuve par laquelle vous êtes passée est une chance : celle de reconsidérer votre style de vie.
Il s'agit surtout d'apprendre à connaître ses limites, de savoir établir un bon équilibre entre les obligations professionnelles et la vie privée, de s'accorder des moments de détente et de loisirs. Bien sûr, on ne pourra jamais éliminer toutes les causes de stress. De plus, il serait vain de vouloir changer de personnalité. L'important, c'est d'apprendre à mieux gérer son stress. A cet effet, il existe des méthodes de relaxation et d'autres solutions dont on vous parlera au cours de votre réhabilitation. Il y a cinq règles principales pour vaincre le stress :

1. Prendre totalement conscience de son mode de vie
2. Tenir compte de son état de santé (et donc bien connaître ses limites) pour définir les performances qu'on veut réaliser
3. S'accorder suffisamment de loisirs
4. Découvrir le calme et la tranquillité
5. Exercer des activités physiques (faire confiance à son corps, à toute sa personne)

En ce qui concerne l'alimentation, voici les dix «commandements» qui vous garantissent une alimentation raisonnable et néanmoins savoureuse.

    1. Varier son alimentation
    2. Revenir à un poids normal en adaptant l'apport calorique
    3. Prendre des repas moins copieux mais plus fréquents
    4. Absorber suffisamment de protéines
    5. Limiter la consommation de graisses saturées et les remplacer par des acides gras essentiels
    6. Renoncer aux aliments riches en cholestérol
    7. S'assurer un apport suffisant en fibres (on les trouve dans les céréales, les fruits et les légumes)
    8. Préparer correctement les mets
    9. Saler et sucrer avec modération
    10. Modérer sa consommation d'alcool

La reprise de l'activité sexuelle
L'activité sexuelle est un effort relativement modéré. Autrement dit, si vous pouvez gravir les escaliers sans peine ou faire d'un bon pas le tour d'un pâté de maisons, vous pouvez - et devez ! - reprendre vos relations sexuelles comme vous en aviez l'habitude.
Certains patients présentent des problèmes d'érection ou d'éjaculation après un infarctus et n'osent pas en parler à leur médecin. C'est dommage, car cela peut jouer sur le moral et perturber la relation de couple. Des éléments psychiques ainsi que des médicaments prescrits peuvent entrer en compte. Si vous rencontrez ce genre de problème, parlez-en ouvertement à votre médecin : parfois, il suffit de substituer un médicament à un autre pour que tout rentre dans l'ordre.

en savoir plus
Lien : prévention des facteurs de risques


Source 
: http://www.prevention.ch/infarctusdumyocarde.htm

 


 
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