Cliniques universitaires Saint-Luc
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Département cardiovasculaire des Cliniques universitaires Saint-Luc Département cardiovasculaire des Cliniques universitaires Saint-Luc

 


 

Se faire opérer du coeur aux cliniques universitaires Saint-Luc : au bloc opératoire


Durée de l'intervention


Durée de l'intervention.
Les interventions cardiaques ont une durée moyenne de 6 h. Elles se réalisent avec ou sans l'aide d'une machine (la circulation extra-corporelle) qui assure l'oxygénation et la circulation du sang à la place des poumons et du coeur immobilisés. Les opérations chez un patient qui a déjà été opéré du coeur ou du thorax durent en général plus longtemps.

Pour des raisons d'hygiène, les infirmières et médecins sont vêtus d'un pantalon et d'une tunique de couleur Bleu. Ils ont un bonnet sur la tête et un masque pour camoufler le nez et la bouche. A son arrivée en salle, des électrodes sont appliquées sur son thorax, ses épaules et ses hanches pour suivre votre électrocardiogramme. Une pince est placée à son doigt ou à son oreille pour surveiller son oxygénation.
Après avoir endormi localement la peau, l'anesthésiste place deux fins cathéters dans les vaisseaux du bras, afin d'administrer les produits nécessaires à son anesthésie. Avant d'injecter les produits d'anesthésie, il lui fera respirer de l'oxygène à l'aide d'un masque.

Plaie opératoire


Pour aborder le coeur, il est nécessaire d'ouvrir la cage thoracique au niveau du sternum (sternotomie) ou latéralement entre les côtes (thoracotomie latérale). Le choix de l'incision est proposé par le chirurgien en fonction de l'indication opératoire.

En général, on ouvre le sternum de haut en bas. Votre patient gardera dès lors une cicatrice médiane s'étendant du cou jusqu'au creux de l'estomac.
L'os du sternum, ouvert lors de l'intervention, devra se re-souder et se consolider (+/- 6 semaines), aussi est-il recommandé de dormir sur le dos durant les premières semaines qui suivent l'intervention et d'éviter toute traction sur les bras.
Si l'intervention consiste en un pontage coronarien, votre patient aura parfois des cicatrices au niveau des jambes. En effet, le pontage coronarien (by-pass) est le remplacement de certaines artères coronaires rétrécies (sténosées) ou occlues (thrombosées) irriguant le muscle cardiaque, par d'autres artères ou veines. Pour réaliser les pontages, le chirurgien peut utiliser les artères mammaires (thorax), l'artère gastro-épiploïque (estomac), l'artère radiale (bras) et les veines saphènes (jambes).

Appareillage

Durant l'anesthésie, votre patient sera placé sous respiration artificielle grâce à un tube placé dans la bouche jusque dans la trachée. Ce tube passe entre les cordes vocales. De ce fait, à votre réveil, même si vous voulez parler, aucun son n'est audible pour votre entourage. Vous récupérerez votre voix dès que ce tube endo-tranchéal sera ôté dans les heures qui suivent l'intervention.
Afin de protéger les yeux, l'anesthésiste lui administrera une pommade oculaire, elle est destinée à remplacer les larmes en humidifiant en permanence les yeux, car elles ne sont plus sécrétées durant l'anesthésie. Cette pommade perturbera momentanément la vision lors du réveil en soins intensifs.
Durant l'anesthésie générale, le fonctionnement de l'intestin (transit) est interrompu, mais l'estomac continue à sécréter le liquide nécessaire à la digestion. Ce liquide s'accumule dans l'estomac et pourrait donner des nausées et vomissements lors du réveil.
Afin d'éviter ces désagréments, l'anesthésiste placera à votre patient une sonde gastrique. Celle-ci sera ôtée en général le lendemain de l'intervention, en soins intensifs après vérification de la reprise du transit. Votre patient ne devra pas se soucier de l'élimination des urines, car une sonde urinaire sera placée en salle d'opération durant l'anesthésie.
Des cathéters seront placés dans les vaisseaux du bras et du cou. Ils sont destinés à administrer des liquides, des médicaments, faire des prélèvements de sang, et à relier votre patient à des systèmes de surveillance (monitorings).
À la fin de l'intervention, le chirurgien place des drains dans le thorax pour empêcher l'accumulation de sang, de secrétions ou d'air autour du coeur et éviter sa compression. Enfin, le chirurgien placera à la surface de votre coeur de fins fils permettant d'en contrôler le rythme grâce à un pace-maker externe.
Toutes ces « tuyauteries » sont placées lors de l'anesthésie générale en salle d'opération.


En unité d'hospitalisation