Cliniques universitaires Saint-Luc
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Département cardiovasculaire des Cliniques universitaires Saint-Luc Département cardiovasculaire des Cliniques universitaires Saint-Luc

 


Etude électrophysiologique

Rappel anatomique

Le faisceau de conduction du coeur est un faisceau de cellules musculaires cardiaques spécialisées dans la conduction électrique. Il transmet les impulsions électriques aux différentes cavités du cœur pour permettre une synchronisation des cavités cardiaques. L'activité électrique du coeur débute sous l'influence du système nerveux autonome au niveau du pacemaker naturel du coeur (le noeud sinusal) qui se localise dans l'oreillette droite au niveau de la jonction avec la veine cave supérieure et se propage dans le coeur à travers le faisceau de conduction. Celui-ci permet au front de dépolarisation de l'onde électrique de se propager dans les deux oreillettes puis dans les ventricules via le noeud auriculo-ventriculaire, situé au niveau du plancher auriculo-ventriculaire. L'impulsion électrique continue ensuite son trajet dans le faisceau de His  pour diffuser par la suite dans les deux ventricules par deux branches de ce faisceau.

 

Indications

Bilan d'arythmie cardiaque, de palpitations ou de syncopes d'étiologie indéterminée, monitoring de traitement anti arythmiques.

 

L'étude électrophysiologique, c'est quoi ?

Appelée également exploration électrophysiologique endocavitaire, il s'agit d'un examen de cardiologie à visée diagnostic réalisé à l'aide de cathéters (ou sondes d'électrophysiologie de diagnostic) montés dans le cœur. Son objectif est de mettre en évidence des troubles de conduction, de localiser des voies de conduction accessoires, ou des foyers ectopiques en recueillant les signaux électriques cardiaques.
Elle peut être complétée par des tests médicamenteux et peut être le prélude à une section (ou ablation) de certaines structures cardiaques intervenant dans la genèse des troubles du rythme.
Une hospitalisation de 2 jours est nécessaire.
Les traitements proposés pourront être, selon les cas:
1. L'abstention thérapeutique
2. Un traitement médical
3. L'ablation intracardiaque d'un substrat arythmogène
4. La pose d'un stimulateur cardiaque
5. La mise en place d'un défibrillateur implantable

 

Avant l'examen :

Si votre patient prend du sintron®, il devra consulter son médecin pour l'arrêter 48 à 72h avant l'examen ; il est souvent remplacé par des injections d'anticoagulants en sous-cutané.
48h avant l'examen, votre patient devra arrêter le glucophage® et la metformine®.
Dans certaines situations, le traitement anti arythmique devra être interrompu 48 heures avant l'examen.

À l'hôpital, votre patient  rencontrera le cardiologue qui complétera son dossier médical. Durant son hospitalisation, il est possible que certains médicaments puissent être arrêtés ou remplacés par d'autres.
Toute allergie devra être mentionnée.
Selon le contenu du dossier médical, différents examens complémentaires pourront être réalisé tels que radiographie du thorax, électrocardiogramme, prise de sang,…

 

Préparation de l'examen :

Votre patient ne pourra ni manger ni boire depuis minuit même si l'étude électrophysiologique est programmée l'après-midi (modifications fréquentes du programme)
Un rasage au niveau des plis inguinaux et du thorax sera réalisé.

Déroulement de l'examen :

Le patient est allongé sur la table d'examen. La région de l'aine est désinfectée par un antiseptique et un champ opératoire stérile est mis en place. Un électrocardiogramme est mis en place et branché sur la console d'électrophysiologie. Le médecin est revêtu d'une tenue stérile de bloc opératoire au-dessus d'un tablier de plomb.
Une anesthésie locale de la région inguinale est réalisée. Un ou plusieurs introducteurs sont mis en place dans la veine fémorale. Une ou plusieurs sondes sont alors montées et positionnées dans les différentes structures cardiaques à étudier. La mise en place des sondes est contrôlée par la scopie et le signal électrique recueilli à leur extrémité. L'enregistrement de ce dernier constitue le temps essentiel de l'examen. Il peut être fait de manière spontanée, après stimulation électrique ou après injection de médicaments.
A la fin de l'examen, les sondes et les introducteurs sont retirés et une brève compression sur le point de ponction permet d'éviter tout saignement. Le patient peut manger et peut plier la jambe 2 à 4
heures plus tard.